Dans les années 50, Louise, femme au foyer malheureuse de sa condtion, quitte mari et enfants et disparaît sans plus jamais donner signe de vie. Cinquante ans plus tard, sa petite-fille Audrey, trentenaire expatriée au Canada, en visite chez ses parents, trouve par hasard un cahier ayant appartenu à sa mystérieuse aïeule. Un journal qui pourrait enfin expliquer son départ, et apaiser Martine, mère d'Audrey et fille de Louise, encore hantée, l'air de rien par l'abandon et un terrible secret de famille.
Quelle était le prix à payer pour Louise pour son émancipation ? Comment sa fille, Martine s'est-elle construite après le départ de sa mère ? Et que doit faire la petite-fille Audrey, aujourd'hui, de sa liberté ?
Trois femmes, trois générations et trois destins intimement liés. Ce film est tout en pudeur sur tous les non-dits que l'on trouve dans toutes les familles qui peuvent unir les gens mais les désunir aussi.
Ce film rappelle aussi l'importance, pour pouvoir avancer, de l'oubli mais aussi du souvenir.
Film magistralement interprété par Catherine Deneuve, qui est Martine. Mère dure en apparence, qui ne comprend rien à sa fille et qui est pleine de rancune, de haine mais aussi de fêlures, de douleur trop longtemps cachée et tue. Marina Hands est Audrey, jeune fille libérée mais indécise, incapable de prendre sa vie en main et d'en décider, incapable de profiter de cette liberté pour laquelle sa grand-mère s'est battue. Il y a quelques rôles masculins qui ne servent qu'à mettre en exergue les rôles féminins.
C'est un film de femmes, tout en pudeur, un peu long, sans beaucoup de dialogues où tout s'exprime dans un regard, une expression du visage, des larmes.